Territoire d'exception

Péninsule avancée dans l'Atlantique et la Manche, la biodiversité bretonne est fortement marquée par l'influence océanique aussi bien sur le littoral que sur l'intérieur des terres.
Si le département ne possède pas une richesse exceptionnelle en terme de nombre d'espèces, la diversité des paysages et des groupements de végétation y est par contre remarquable. L'opposition entre le littoral plus chaud et les milieux intérieurs frais permet à des cortèges d'espèces aux affinités variées de s'implanter.
Cette diversité constitue une mosaïque d'habitats naturels assez étonnante dans un département relativement homogène concernant ses sols et situé dans une tranche altitudinale modeste. Les Côtes d'Armor sont également situées à la limite des districts biogéographiques de basse et haute Bretagne. Ils occupent ainsi une position privilégiée pour illustrer le dégradé des cortèges floristiques d'Ouest en Est.

Il est possible de distinguer quelques grands types de milieux qui marquent l'identité et l'originalité du territoire costarmoricain.

Les milieux naturels remarquables

Sur l'intérieur du département

  • De vastes complexes de bas marais acides et de prairies humides, pauvres en éléments nutritifs, souvent associés aux landes
  • Des chaos rocheux et des boisements rivulaires de grande valeur patrimoniale Un réseau hydrographique dense et en bon état de conservation, en tête de bassins versants
  • Quelques massifs forestiers présentant encore des chênaies hêtraies à Houx et Ifs
  • Des cordons de galets, qui constituent une grande originalité dans le contexte régionalUn chapelet de marais arrière-littoraux remarquables sur la côte trégoroise
  • Des landes littorales, dont certaines s'étendent sur des surfaces conséquentes (landes d'Erquy et de Fréhel)
  • Des formations dunaires bien réparties sur le littoral Ouest et Est du département, peu fréquentes en fond de baie de St Brieuc
  • Des falaises littorales qui présentent des formations végétales diversifiées, originales et souvent à forte naturalité
  • Quelques baies au faciès sableux ou sablo vaseux, dont certaines présentent un intérêt national pour les oiseaux hivernants ou les haltes migratoires (baie de St Brieuc).
  • Des milieux forestiers littoraux rares et originaux pour la Bretagne (ex : baie de la Fresnaie) comme la chênaie sèche à Garance voyageuse ou les frênaies de pente et de ravin. 

Sur le littoral

  • Des cordons de galets, qui constituent une grande originalité dans le contexte régional
  • Un chapelet de marais arrière-littoraux remarquables sur la côte trégoroise
  • Des landes littorales, dont certaines s'étendent sur des surfaces conséquentes (landes d'Erquy et de Fréhel) 
  • Des formations dunaires bien réparties sur le littoral Ouest et Est du département, peu fréquentes en fond de baie de St Brieuc
  • Des falaises littorales qui présentent des formations végétales diversifiées, originales et souvent à forte naturalité
  • Quelques baies au faciès sableux ou sablo vaseux, dont certaines présentent un intérêt national pour les oiseaux hivernants ou les haltes migratoires (baie de St Brieuc). 
  • Des milieux forestiers littoraux rares et originaux pour la Bretagne (ex : baie de la Fresnaie) comme la chênaie sèche à Garance voyageuse ou les frênaies de pente et de ravin.

Les menaces

L'ensemble des milieux naturels est soumis à des pressions qui viennent altérer l'état de conservation des habitats, notamment :

  • L'urbanisation et l'artificialisation des milieux, importantes, en particulier à proximité des sites naturels littoraux 
  • L'absence et l'abandon de gestion (pratiques de fauche exportation, pâturage) des milieux ouverts (landes et prairies naturelles)
  • Les pratiques sylvicoles ou agricoles, inadaptées à la préservation des milieux, comme l'enrésinement des landes, le retournement et l'apport de matière azotée sur les prairies naturelles. 
  • La sur-fréquentation des sites naturels les plus sensibles et le dérangement de certaines espèces nicheuses remarquables (Grand Corbeau, Faucon pèlerin, oiseaux marins). .
  • D'autres menaces liées aux changements globaux, comme l'arrivée d'espèces à caractère invasif ou, à l'avenir, le changement climatique

Les enjeux

  • L'organisation et l'encadrement de la fréquentation sur les sites les plus sensibles et les plus attractifs pour le public 
  • Le maintien de pratiques agricoles respectueuses des milieux naturels ouverts (landes et prairies)
  • Le retour à une plus grande naturalité de certains espaces forestiers, 
  • Le renforcement des trames verte et bleue qui assurent les liens fonctionnels entre les réservoirs de biodiversité. 

Les chiffres-clés

  • 347 km de littoral
  • une mosaïque de milieux naturels
  • 1150 espèces végétales
  • 135 espèces d'oiseaux nicheurs
  • 33 sites géologiques remarquables inventoriés
  • 20 zones Natura 2000
  • 5 Arrêtés de Protection de Biotope
  • 2 Réserves Naturelles Nationales
    (Baie de St Brieuc, les Sept-Îles) 1420 ha
  • 3 Réserves Naturelles Régionales
    (Sillon de Talbert, Lan Bern-Magoar, Moulin Neuf) 120 ha