A Erquy, une épave du XVIIIe siècle livre ses premiers secrets

Publié le 14.10.2016

photo : Thierry Jeandot

En 2015, en promenant son chien sur la pointe dunaire proche de la plage des Montiers à Erquy, Henri Dubois, marin pêcheur à la retraite découvre, en bordure du cours côtier de l'Islet, les fragments d'une épave lui paraissant très ancienne. Il signale sa découverte aux Affaires maritimes qui diligentent sur place une équipe d'archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) du ministère de la Culture. Verdict : l'épave, sans doute un caboteur, date du début du XVIIIe siècle et présente un bon état de conservation. Voilà qui explique pourquoi 10 archéologues du Drassm sont revenus sur cette plage début octobre, pour deux semaines de fouilles intensives, aidés par les services de la mairie d'Erquy. Examens au laser, photographies en 3D, étude dendrochronologique (datation de l'âge des bois utilisés), relevés de fragments de vaisselle, reliefs de l'alimentation des marins... les scientifiques ont passé l'épave au peigne fin pour reconstituer les étapes de sa construction et les techniques utilisées, sachant qu'aucun traité d'architecture navale de l'époque n'existe pour ce type de bateau. On sait déjà que, construit en orme et en chêne, le caboteur mesurait entre 20 et 30 m de long. A l'issue des fouilles, l'épave a été rendue aux caprices des marées et de l'Islet. Reste désormais aux archéologues à analyser plus finement les nombreux fragments prélevés, avec pour objectif premier de percer le secret de techniques de construction navale dont ne subsiste aucune archive.

B.B

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