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Alain Cadec" Ce Budget 2019, nous l’avons voulu clair, lisible, efficace et proche des Costarmoricains ! C’est un Budget placé sous le signe de la constance et de la cohérence. Il répond plus que jamais à notre méthode initiée depuis le début du mandat : faire des économies de fonctionnement pour continuer à investir à un très haut niveau sans augmenter les impôts d’un seul euro. 
Nous n’avons pas eu besoin d’un grand débat pour connaître le ras-le-bol fiscal des Français. Nous le savons car nous sommes en contact direct avec nos concitoyens, chaque jour, chaque heure, chaque minute. 
Le Budget 2019 est aussi marqué par le courage politique. Économiser 3 millions d’euros sur notre fonctionnement peut paraître simple sur le papier. C’est pourtant un exercice extrêmement difficile à accomplir dans la réalité. Quand vous le faites avec énergie depuis plus de 3 ans, avec des résultats concrets, comme c’est le cas dans notre collectivité, les marges et les gains possibles ne sont plus très nombreux si nous voulons continuer à rendre un service public de grande qualité grâce à l’engagement et à la compétence de nos agents. 
Ce défi, nous l’avons relevé et je crois pouvoir dire qu’avec l’engagement des vice-présidents autour de Romain Boutron, nous l’avons accompli. 
En outre, ce Budget primitif valide aussi nos choix politiques précédents. 
Je pense à l’investissement réalisé en 2018 qui dépasse le taux déjà exceptionnel de 2017. Avec 96,75 % des engagements réalisés, nous atteignons des chiffres jusqu’alors inconnus dans le Département. 
Je pense encore à l’endettement qui n’a pas augmenté entre 2017 et 2018 et qui nous a permis d’élaborer ce Budget 2019 sur des bases saines. 
Je pense enfin au risque de pénalité sur nos dotations issues du Pacte, ou plutôt du Diktat État/ Collectivité. Nos efforts devraient nous permettre de ne pas être touchés sur l’année 2018. 

 

Un budget et des choix empreints d'humanité et de bienveillance

En 2019, nous serons encore plus présents auprès de tous les Costarmoricains qui souffrent, qui rencontrent une situation difficile, ou qui sont à une étape de leur vie qui ne leur permet plus de vivre en autonomie. Cela représente plusieurs milliers de personnes ! 
Nous continuerons à accompagner nos aînés dépendants, à soutenir les personnes en situation de handicap, à aider les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active à retrouver un emploi, à protéger les enfants en danger. 
Cette protection de l’enfance est pour nous une priorité pour laquelle nous faisons, et c’est le cas de tous les Départements en France, face à des difficultés majeures. Ces difficultés ne datent pas d’hier ! Nous avons pris de nombreuses mesures pour pallier l’augmentation des besoins en la matière. Nous avons créé 13 nouveaux postes en 2018 (après 5 créations en 2017) sur un total de 170 agents, dans le cadre de notre réforme sociale. Nous avons également ouvert des structures comme les deux accueils de jour, à Loudéac et à Saint-Brieuc, pour conseiller et accompagner les familles, afin de prévenir des situations qui pourraient devenir risquées pour les enfants. Des travaux seront lancés, cette année, pour la construction d’une nouvelle pouponnière. 
Les budgets consacrés à l’enfance et à la famille n’ont eu de cesse de progresser ces dernières années mais le système que nous gérons aujourd’hui est à bout de souffle. Là encore, nous attendons les réponses de l’État et nous devrons aborder ces sujets avec l’assemblée départementale. Mais je veux vous le dire sans détour, nous prenons avec ce Budget primitif de nouvelles mesures à la hauteur des enjeux en matière de ressources financières et de projets. 

Détermination à poursuivre les politiques facultatives 

Notre proposition de Budget primitif, elle se veut également déterminée. Aucune politique volontariste n’a été abandonnée ! 
Nous les poursuivrons toutes, en faveur du tourisme, de l’environnement, de la culture, du sport, de la jeunesse ou encore de l’enseignement supérieur car nous devons préparer l’avenir. 
Gouverner c’est anticiper ! Préparer l’avenir c’est oser investir ! Investir n’est pas un choix mais une nécessité. Nécessité pour continuer à attirer de nouveaux habitants. Nécessité pour entretenir ce qui fait la force de notre territoire. Nécessité pour que les Côtes d’Armor ne deviennent pas un territoire malmené entre les Métropoles de Rennes et Brest. Nécessité pour que notre ruralité soit une ruralité moderne et dynamique. Nécessité pour laisser à nos enfants un Département qui leur donne les moyens de s’accomplir par eux-mêmes. 

L’investissement préservé 

En 2019, nous maintenons un investissement à hauteur de 80 millions d’euros. C’est une performance permise grâce à un engagement collectif des vice-présidents que je veux souligner. Nous continuerons à rénover et construire de nouveaux collèges avec la poursuite des travaux de Bégard, Hillion, Saint-Brieuc Racine ou Lannion dont nous poserons très bientôt la 1è pierre. Nous investirons dans les routes avec équité sur les 4 500 km de réseau départemental. Entre 2015 et fin 2019, près d’un quart de ce réseau aura été refait à neuf ! Nous poursuivons les chantiers d’envergure avec par exemple la déviation de Caulnes, le contournement sud de l’agglomération briochine, la création de giratoires à Saint-Cast, Plurien ou Trédrez-Locquémeau pour sécuriser les déplacements. 
Nous investirons pour le ferroviaire, les ports, les espaces naturels, le logement… 
Nous serons aux côtés des communes et EPCI avec plus de 8 millions d’euros pour financer des projets de proximité dans le cadre des Contrats de territoire. 
Nous investirons pour protéger notre Histoire commune avec l’extension de nos Archives départementales qui nous permettra d’envisager 30 années d’archivage complémentaire. Un chantier de près de 8 millions d’euros. 
Regarder l’avenir avec sérénité ne peut se faire que si notre conscience d’un passé commun persiste. C’est la raison pour laquelle, au-delà de nos investissements, je souhaite que nous menions en 2019 des actions portées en lien avec l’Histoire des Côtes d’Armor. Je désire également que les EHPAD et les collèges puissent être associés à cette démarche de partage autour de ce qui contribue à l’identité des Côtes d’Armor. 

L’engagement dans la lutte contre la désertification médicale 

Le sujet de la désertification médicale, il n’est pas nouveau, mais de plus en plus problématique. Nous le connaissons et il contribue largement au sentiment d’abandon des territoires qui nourrit la colère sociale que nous vivons. Une fois de plus les représentants élus par le peuple le savent et remontent cette problématique au gouvernement depuis de nombreuses années… sans retour. Si l’État ne bouge pas alors agissons ! 
En effet nous ne pouvons rester les bras croisés alors que la question de la santé impacte directement nombre de nos politiques. 
La santé est partout, que ce soit sous l’angle de la solidarité, de l’attractivité ou de l’équilibre territorial. Que ce soit dans le cadre des Contrats de territoire avec le financement de maisons de santé, à ne pas confondre avec les centres de santé. Que ce soit enfin pour les personnes âgées pour lesquelles l’accompagnement ne peut évidemment pas se limiter au social. 
Il en va de même pour les personnes handicapées ou encore la protection de l’enfance qui implique, malheureusement, une prise en charge sanitaire actuellement insuffisante. 
Parce que l’immobilisme ne fait pas partie de notre ADN, parce que je veux le meilleur pour les Côtes d’Armor, parce que les travaux que nous avons déjà menés conjointement avec l’Agence régionale de Santé (ARS) à ce sujet ne portent pas leurs fruits, nous nous saisirons dès cette année de la question de la désertification médicale en lien avec les intercommunalités et les communes. 
Nous pourrons ainsi adresser à l’ARS et au Gouvernement, au cours de l’année, des propositions concrètes partagées par les collectivités costarmoricaines. Nous pourrons également soutenir, par exemple sous forme d’ingénierie, ces mêmes collectivités qui se trouvent actuellement démunies, en concurrence avec d’autres territoires, sans solution et sans personne pour répondre à leurs difficultés. 
Cette mission sera assurée, au sein de notre collectivité par la commission de la cohésion sociale, avec celles et ceux qui voudront s’y impliquer, dans le respect des équilibres politiques habituels de notre Assemblée. 

Pour conclure 

Je tiens à saluer, à nouveau, le travail de l’ensemble des vice-présidents qui ont réussi à bâtir ce Budget à mes côtés, sous l’impulsion de Romain Boutron et avec le soutien de nos services. 
C’est un Budget qui me semble, juste, équilibré, ambitieux et responsable. 
Je remercie très solennellement l’ensemble des élus de la Majorité et plus largement l’ensemble des élus du Conseil départemental, qui oeuvrent chaque jour au plus proche des Costarmoricains, quelle que soit leur couleur politique, qui se battent avec sincérité pour leurs cantons dans une période difficile et où les a priori sont de plus en plus durs. 
Je suis convaincu que c’est ensemble que nous gagnerons la bataille contre le populisme, par nos décisions courageuses, responsables et raisonnables. 
Et je crois que ce Budget, que nous avons construit avec les tripes, en est la plus grande preuve."

Alain Cadec
Président du Conseil départemental des Côtes d'Armor
Député européen