Patrimoine

19è siècle : le développement économique au rythme des Côtes-du-Nord

Publié le 27 novembre 2020
Forges du Pas à Lanfains
La Révolution industrielle, qui marquera certes une étape essentielle dans l’évolution du paysage industriel des Côtes-du-Nord, verra surtout clore le chapitre d’un âge d’or des Forges et de la production de toile vécu le siècle précédent, pour laisser place à d’autres secteurs économiques...
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La révolution industrielle est-elle passée par les Côtes-du-Nord ? Au XIXè siècle dans nos campagnes, « l’accélération que produisent les rythmes industriels n’est pas rentrée dans les mœurs. Les campagnes bretonnes restent apparemment hostiles et fermées à ce nouveau mode d’existence », tranche l’historien Joël Cornette, dans son ouvrage Histoire de la Bretagne et des Bretons. Force est de constater que les Côtes-du-Nord, dont la population reste majoritairement rurale avec une proportion d'« urbains » ne s’établissant en 1876 qu’à 20 %, ont dû faire face au déclin de certaines de ses activités industrielles, qui ont pourtant connu leurs heures de gloire.

Les forges, les plus beaux exemple du patrimoine industriel breton

Au premier rang des industries florissantes des Côtes-du-Nord jusqu’au début du siècle, les forges tiennent largement le haut du pavé. Qui ne connaît pas la Fonderie du Pas de Lanfains, les Forges du Vaublanc à Plémet, de La Hardouinais à Saint-Launeuc, ou les Forges des Salles, dans l’ancienne commune du Perret ? Sur ces terres centre-bretonnes, le minerai y abonde, et les forêts qui fournissent le bois combustible sont à portée de main.

Sollicités pour les besoins de la Marine pendant le Premier Empire, puis pour la construction des voies ferrées au milieu du siècle, et enfin pour la mécanisation de l'agriculture, les forges, ces immenses ateliers produisant du fer et de l'acier à partir du minerai ou de la fonte, ont été pendant près de trois siècles parmi les plus beaux exemples du patrimoine industriel breton, avant leur déclin inéluctable, à partir de 1860. La faute à l’attachement à des méthodes ancestrales, à une main d’oeuvre nombreuse mais pauvre et fluctuante, et surtout à la concurrence inévitable d'autres régions françaises, plus rapidement et plus fortement industrialisées.

Ainsi, lorsque Boudousquie, élève-ingénieur de la célèbre Ecole des Mines de Paris, vint visiter en 1827 les ateliers qui battaient la fonte après avoir vu ceux du Nord et de l’Est de la France, il jugea sévèrement : « C’est une observation à faire généralement pour les usines de fer de la Bretagne, que la construction des roues y est extrêmement mal entendue ». Aux forges des Salles, F. de Boucheporn, un autre visiteur, dira en 1835 : « Les constructions sont délabrées et le travail se fait au hasard ». Malgré leur renommée, « en Bretagne, les forges n’ont jamais été vraiment acceptées par le milieu rural, sur lequel elles furent comme une greffe douloureuse, marginalisée, flottant entre l’industrie et la campagne, sans vraiment s’intégrer ni à l’une ni à l’autre », appuie Joël Cornette.

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Fonctionnement des forges

Dans la forêt, les travailleurs chargent le bois et le minerai, destinés au haut-fourneau, pour le transporter dans des halles. D’immenses quantités de charbon de bois sont nécessaires, car il n'existe alors pas d'autre combustible. En Centre-Bretagne, le minerai de fer est une ressource abondante. Au XIXe siècle, le minerai de fer est extrait du sol depuis 200 ans, et de ce fait, nombre de mines ont déjà été abandonnées, soit par épuisement du minerai, soit parce qu'elles devenaient impossibles à exploiter, et souvent parce qu'elles étaient inondées. C’est dans le haut-fourneau que s'opère la transformation du minerai en fonte. Il est ensuite directement coulé dans des moules. La fonderie permet de transformer les barres de fer brut, préalablement réchauffées au four. La moulerie se trouve juste à côté du haut-fourneau. On y fabrique toutes sortes d'objets en fonte.
Dessin Haut Fourneau
Dessin du haut-fourneau des Forges de la Hardouinais (c) J.-P. Arcile, Inventaire Patrimoine de la Region Bretagne.

 

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Focus sur trois forges des Côtes-du-Nord

La Fonderie du Pas à Lanfains

Datant de 1828, son haut fourneau traite le minerai de fer à la lisière de la forêt de Lorge. Le minerai utilisé pour son alimentation provient des minières situées au Bas-Vallon, le combustible de la forêt de Lorge et la castine de Cartravers, à la Harmoye. En 1835, dans cette usine métallurgique du Pas, 25 000 à 30 000 barriques à charbon servent à la fabrication de 800 000 kg de fonte. Trois années plus tard, la production s'élève à 1000 tonnes de fonte, et jusque 3 000 tonnes en 1870. L'entreprise profite alors pleinement de la création de la ligne de chemin de fer Saint-Brieuc-Pontivy, véritable aubaine pour la commercialisation des produits, qui facilite énormément la réception des matières premières et l'expédition des produits finis. A partir de 1880, l'établissement subit la concurrence des Forges et laminoirs de Saint-Brieuc, et se convertit alors en fonderie de seconde fusion.

Les Forges du Vaublanc à Plémet

L'usine métallurgique du Vaublanc est édifiée en 1671 et 1672 à la lisière de la forêt de Loudéac, source importante de combustible. Elle est approvisionnée en fonte par les Forges de la Hardouinais, jusque vers la moitié du XIXè siècle. Sa production : du matériel agricole tels que des socs de charrues, des houes, du matériel domestique comme des marmites, mais également des équipements militaires avec une fabrication de canons destinés à la marine royale. Vers 1850, ce haut fourneau produit de la fonte, avec du coke, du charbon de bois, des minerais du pays et en provenance d'Espagne, et quelques scories de forges. À partir de 1866, l'usine a du mal à faire face à la concurrence anglaise et à celle de l'est de la France, et connaît un déclin rapide.

Forges du Vaublans
(C) centrebretagne.com

Les forges de La Hardouinais à Saint-Launeuc

Les forges de la Hardouinais sont mentionnées dès 1570 environ. La fonte qu’elle produit est destinée à alimenter les affineries du Vaublanc. Reconstruit en 1817, le haut fourneau, toujours en place, sera définitivement éteint en 1836. En 1855, un moulin à tan est installé juste en aval du Petit étang. Un moulin à tan est un moulin à écorces de chêne. Le tan est constitué d’écorce de chêne moulue, utilisée notamment pour les besoins des tanneries environnentes en semelles de chaussures. A partir de 1899, le moulin à tan est en chômage car les écorces de chêne provenant de la forêt de la Hardouinais sont livrées brutes au commerce sans y avoir été réduites en poudre.

 

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Deux belles réussites industrielles à Guingamp et Saint-Brieuc

Aux côtés de ces forges plusieurs fois centenaires, deux autres fleurons de l’industrie métallurgiques ont tiré leur épingle du jeu en Côtes-du-Nord. Installées dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, les Forges et Laminoirs fournissent à partir de 1874, et ce jusqu’en 1976, des fers laminés, de l'acier fondu mais aussi des câbles, rails et fers à chevaux pour les chemins de fer, l'industrie d'armement et l'agriculture. Et permettent à près de 200 ouvriers de vivre à la fin du XIXè. Une belle réussite que connaîtra également Guingamp, avec ses Usines Tanvez, qui ont été au cœur de la vie industrielle de la cité pendant plus d’un siècle, employant jusqu’à 1600 ouvriers . Implantées sur les berges du Trieux, elles ont développé une importante activité métallurgique, produisant abondamment machines à battre, moulins à pommes, teilleuses de lin, barattes, herses, charrues, hache-paille et autres machines agricoles. À la fin du siècle, les récompenses pleuvent : médaille en 1873 à l’Exposition départementale de Saint-Brieuc pour leur broyeur d’ajonc des landes, utilisé pour la nourriture des chevaux, médaille d’argent lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, et médaille d’or et diplôme d’honneur en 1881 à Saint-Brieuc et en 1883 à Vannes !

Les Usines Tanvez, à Guingamp, ont été au cœur de la vie industrielle pendant plus d’un siècle, employant jusqu’à 1600 ouvriers.
Les Usines Tanvez, à Guingamp, ont été au cœur de la vie industrielle pendant plus d’un siècle, employant jusqu’à 1600 ouvriers. (c) DR

Conséquence inévitable, à la suite des forges, la plupart des mines fournissant les minerais ferment au cours du siècle, voire au début du XXè siècle. Mais si les mines ferment, les carrières, elles, continuent de résister. Parmi elles, les productives carrières de granite de Languédias et du Hinglé, à deux pas de Dinan. A Languédias, on y produit un granit beige à grain fin, devenu au fil du temps une telle référence dans le milieu de la maçonnerie traditionnelle qu’il s'est exporté dans toute la France et à l'étranger. Exploité dès les Romains, on le retrouve dans de nombreux bâtis, des maisons du bourg au Temple de Mars de Corseul, en passant par la pyramide du Louvre.

Carrière de granit de la Pyrie (c) DR
Carrière de granite et usine de taille de matériaux de construction de la Pyrie (Le Hinglé) (c) DR

Les meuniers, « des coquins en puissance »

Moulin à Dinan
3 000 moulins à vent et 1 500 moulins à eau étaient en fonction en Côtes-du-Nord au XIXè siècle. (C) Editeur NEURDEIN

C’est bien connu, il vente fort en Bretagne... C’est bien connu aussi, les Bretons ont toujours fait de leurs faiblesses une force. Du vent, une abondance de terres et de surfaces céréalières : pendant la période faste du milieu du XIXè, on ne comptait pas moins de 3 000 moulins à vent et 1 500 moulins à eau en fonction dans les cinq départements bretons. Édifié en 1819, le Pont Neuf à Pléneuf fournissait ainsi, selon une statistique établie en 1848, 58 000 kg de farine de froment, 14 500 kg de blé noir, 7 800 kg d'avoine et 4 000 kg d'orge.  Réglés sur le rythme des marées, les meuniers travaillaient indifféremment à la mouture des grains de jour comme de nuit, pendant 6 ou 8 heures. « Des coquins en puissance », toujours prompts à offrir à boire dans leur moulin, véritable lieu de convivialité et de tractations si l’on en croit Joël Cornette.

Moitié du XIXè, le déclin inévitable de l'industrie des toiles

Qu’en est-il de la production de toile en Centre-Bretagne, qui rivalisait sur tous les marchés d’Europe, s’exportait même jusqu’en Inde, et qui faisait vivre près de 35 000 personnes à Loudéac, Uzel, La Motte, Moncontour ou Quintin ? De la même manière que les forges, l’activité textile subit vers la moitié du XIXè siècle les effets de l’industrialisation galopante et continue son déclin, marqué par une absence de modernisation technique et une concurrence grandissante avec les filatures mécaniques du Nord. Ainsi, entre 1779 et 1866, la région des manufactures perd par émigration 29 100 personnes, poussées par la misère à aller voir ailleurs. « Aujourd'hui, l’Espagne est ruinée ; l’Angleterre, par ses machines qui font en un jour le travail d’une année, a envahi les marchés des deux mondes ; la mécanique, force aveugle et sans cœur, qui tue le travail des hommes », se lamentait Jules Janin en 1862, dans son ouvrage La Bretagne, histoire, paysages, monuments. Pourtant les tisserands et les fileurs de Bretagne ne s’avouent pas encore vaincus. Ils restent fidèles à leurs vieux métiers, ils s’obstinent à filer cette ingrate quenouille. Or ce métier, qui était jadis une fortune, à peine s’il donne aujourd’hui le pain noir de chaque jour ! ».

L'activité des toiles a été une des grandes industrie des Côtes-du-Nord jusqu'au milieu du XIXè siècle, exportant même ses toiles jusqu'en Inde ! (c) DR
L'activité des toiles a été une des grandes industrie des Côtes-du-Nord jusqu'au milieu du XIXè siècle, exportant même ses toiles jusqu'en Inde ! (c) DR

Si les beaux jours avaient sonné le glas pour l’activité textile, les mines et les forges, c’est que l’heure était venue pour d’autres secteurs économiques de connaître de belles évolutions, comme l’agriculture, les moyens de communication ou le tourisme...

L'arrivée du train et développement du réseau routier

Le XIXe siècle constitue un vrai tournant dans la modernisation des moyens de communication. En 1842, le canal de Nantes à Brest est achevé. Le chemin de fer arrive dans la région à Guingamp en 1862, pour lequel on y a construit un viaduc pour enjamber le Trieux. Il en résulte des temps de parcours considérablement raccourcis : on rejoint en effet désormais la préfecture des Côtes-du-Nord depuis Paris en moins d'une journée de train, contre plusieurs jours par la route. En 1865, Plouaret est enfin desservi, et devient la gare d’embranchement vers Lannion, reliée au réseau en 1881.

Le réseau routier, lui, double sa longueur au XIXe siècle, notamment grâce aux politiques d'aménagement du territoire de la Monarchie de Juillet. Les routes royales s’améliorent énormément, notamment entre Rennes et Brest. Toutefois, ces connexions se font en priorité pour desservir les arsenaux, comme Brest, Lorient, et pour connecter la région à Paris dans une optique de centralisation, et les connexions nord-sud, qui ne sont pas améliorées, restent difficiles. Ces évolutions permettront de faire évoluer positivement certains secteurs économiques comme l'agriculture ou la pêche, voire sont à l'origine de la création de ceux-ci comme dans le cas du tourisme.

Train Guingamp
En 1862, le chemin de fer arrive à Guingamp. Il faudra attendre le début du XXè siècle pour prendre le train sur la ligne Guingamp-Plouha (notre photo, sur le viaduc de Lanvollon). (c) tramways22.e-monsite.com

Les premiers pas du tourisme...

La station balnéaire de Perros-Guirec prend déjà son envol dès le XIXème siècle avec la vogue des bains de mer. En 1881, la côte est rapprochée de Paris grâce à l'extension du réseau ferré. Dès lors, Perros-Guirec va devenir un lieu de villégiature privilégié de familles parisiennes aisées et d'écrivains et de peintres renommés. On y découvre les bienfaits de l'air iodé sur les tuberculeux, maladie mortelle à l'époque.  Dans la dernière partie du XIXè siècle, le chemin de fer permet de développer un tourisme le long des côtes, d'abord pour les habitants aisés des villes de la région, puis à destination des Parisiens et des étrangers.

Plage aux environs de Trouville (1864)Eugène Boudin, Toronto, Collection Art Gallery of Ontario, Photo : Daniel Couty
Plage aux environs de Trouville (1864)Eugène Boudin, Toronto, Collection Art Gallery of Ontario. Photo : Daniel Couty

Les ports des Côtes-du-Nord

Dans le domaine commercial, la plupart des ports secondaires tentent de se reconvertir dans le cabotage (acheminement de marchandises ou de passagers sur une courte distance), notamment en construisant des bassins à flot. Ce sera par exemple le cas au port du Légué, qui verra le jour en 1885, ou celui de Paimpol, en 1884. Mais l’acheminement maritime ne peut faire face à la concurrence du rail. Enfin, la pêche à la morue par les terre-neuvas, active dans une partie du littoral nord allant de Cancale à Paimpol, baisse progressivement en raison de la difficulté du métier, de la hausse des coûts des armements et de la baisse du prix de revient.

Une agriculture en mutation

Le XIXe siècle, l’agriculture se développe fortement. Les premiers comices agricoles voient le jour dans les campagnes. La mécanisation commence à prendre de l'ampleur à partir de 1870, même si l'introduction d'outils nouveaux est antérieure. En 1882, les Côtes-du-Nord occupe ainsi la huitième place nationale au nombre de batteuses. Autre facteur de modernisation, l'apport d'engrais phosphatés, qui se développe à partir de 1850, d'abord lentement puis rapidement après 1880, aidé par la modernisation des modes de transport.

Par ailleurs, les productions agricoles se diversifient. Sur la période, le blé passe du quart à la moitié des surfaces, l'orge et l'avoine progressent pour occuper le tiers de la surface céréalière, alors que le seigle et le sarrasin perdent chacun la moitié de leur surface. La pomme de terre double sa surface. Les équilibres se modifient aussi dans l'élevage, au détriment de l'élevage ovin. Le cheptel bovin augmente d'un tiers en un siècle. Aidé par l'amélioration de l’alimentation, le poids des bêtes double ; le nombre de porcs double également, grâce à l’essor de la culture de la pomme de terre.

Plus généralement, l'arrivée du chemin de fer permet une exportation plus rapide des productions vers l'extérieur, notamment vers Paris, et entraîne une hausse des prix de vente, favorable aux paysans mais pénalisant les ouvriers des petites villes.

Diplôme décerné lors du comice agricole du canton de Loudéac (Côtes-du-Nord), deuxième moitié du XIXe siècle. Musée de Bretagne: 2010.0028.108. Source : bcd.bzh/becedia
Diplôme décerné lors du comice agricole du canton de Loudéac, deuxième moitié du XIXe siècle. Musée de Bretagne: 2010.0028.108. Source : bcd.bzh/becedia

L'herbe était-elle plus verte ailleurs ?

Au XIXè siècle, la population reste majoritairement rurale, la proportion d'« urbains » ne passant que de 20 % à 26 % entre 1876 et 1911. Il faut noter que dans la plupart de ces cités, les modes de vie restent très proches de ceux des campagnes environnantes.

Après 1850, un mouvement massif d'émigration va se mettre en place. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène. Le départ des paysans de l'intérieur de la région pour les zones côtières est important, causé surtout par la fermeture des forges, mines et fabriques de toiles qui constituaient des compléments financiers indispensables. Parallèlement, des dizaines de milliers de personnes quittent les Côtes-du-Nord pour d'autres régions à partir de la fin du XIXè siècle. Cette émigration est facilitée par l'arrivée du chemin de fer dans la région dès 1852. Les émigrés vont pour moitié en région parisienne, où les femmes travaillent surtout comme domestiques et les hommes comme terrassiers.

Dans l'ensemble, la Bretagne reste une terre à moderniser et est présentée comme telle lors des expositions universelles parisiennes qui marquent la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle...

Bibliographie
Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons, t. 2 : Des Lumières au XXIe siècle, Le Seuil, 2008
Alain Croix (dir.), Bretagne, images et histoire, Presses universitaires de Rennes, octobre 1996
Jean-Jacques Monnier et Jean-Christophe Cassard, Toute l'Histoire de Bretagne : Des origines à nos jours, Skol Vreizh, 2012
Jules Janin, La Bretagne, histoire, paysages, monuments, 1862
mag 177

Article issu du n°
177
de Côtes d’Armor magazine

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