Portraits d'agents

Aldo Miotti, chef d'antenne routière

Publié le 29 août 2019
Aldo Miotti est à la tête de l'antenne routière de Lanvollon depuis 2010.
Aldo Miotti est à la tête de l'antenne routière de Lanvollon depuis 2010.
Le Département, ce sont plusieurs milliers d’agents assurant des missions de service public. Exemple avec Aldo Miotti, chef de l’antenne routière de Lanvollon. Avec ses collègues, il veille au bon entretien des routes départementales de son secteur et ainsi à la sécurité des usagers.
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Aldo Miotti est chef de l’antenne routière de Lanvollon depuis 2010. Cet ancien de la DDE occupait auparavant un poste de surveillant des grands travaux routiers, notamment au niveau de la rocade de déplacements briochine.
L’antenne de Lanvollon dépend de l’Agence technique départementale de Guingamp-Rostrenen. « Notre mission est de veiller à ce que les routes restent praticables hiver comme été, explique Aldo Miotti. On élague les branches, on cure les fossés, on met du sel quand c’est nécessaire, on bouche les trous avec de l’enrobé à froid, on fait du fauchage, du débroussaillage, on refait les chaussées usées en appliquant un enduit ou un enrobé, sans oublier l’entretien des ouvrages d’art ».
Autant d’opérations indispensables à la sécurité des usagers. L’utilisation de plus en plus fréquente de l’enduit va dans ce sens. Revêtement granuleux et plus bruyant que l’enrobé, il a comme avantage, en plus de coûter moins cher, de réduire la vitesse. « Nous avons pu observer qu’en appliquant un enduit dans une ligne droite à Plélo, la vitesse avait baissé de 5 à 10 km/h. Cette solution nous a aussi permis de sécuriser un virage souvent glissant en hiver, du côté de Plouvara », rapporte Aldo Miotti.

Pour le chef d’antenne, ce métier nécessite d’anticiper et de planifier au maximum, en collaboration avec les chefs d’équipe, au nombre de deux à Lanvollon. « Le but est d’avoir du temps pour le tout venant. Si on se met à faire tout de front, cela peut vite devenir compliqué. Il faut savoir conserver une marge de manœuvre pour faire face aux imprévus, comme les accidents de la circulation. C’est pourquoi nous avons toujours cinq années de visibilité sur les chantiers à venir ».

« Cinq années de visibilité sur les chantiers »

Des chantiers dont les pratiques ont connu des évolutions ces dernières années. C’est le cas par exemple avec le fauchage tardif. « Jusqu’à il y a deux-trois ans, poursuit Aldo Miotti, on démarrait la fauchage fin avril. Désormais, on commence la troisième semaine de mai et on ne fait qu’une passe, simplement pour dégager la visibilité, puis on intervient de nouveau à la mi-août. Là on parle de fauchage et de débroussaillage. Le fauchage tardif a plusieurs avantages. Il est plus économique car on ne fait plus que deux passes contre trois auparavant, mais surtout il est plus respectueux de l’environnement, en préservant la biodiversité et en respectant les périodes de nidification des oiseaux ».  
Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne pas faucher est aussi parfois un gage de sécurité. « Si on ne dégage pas les virages, c’est pour limiter la vitesse. Même les gens qui roulent vite auront un doute et vont ralentir ».  

L’occasion de rappeler ici l’importance de réduire sa vitesse et d’être vigilant quand des agents interviennent au bord des routes. « C’est un métier exposé en termes de danger et nous avons déjà eu à déplorer des accidents, souligne Aldo Miotti. Cela demande beaucoup de concentration. Nous sommes vigilants les uns pour les autres. C’est important de garder un esprit de corps ».
Dans son travail, Aldo dit aimer avant tout le contact, les échanges et le fait de construire quelque chose ensemble, avec une prédilection pour « les chantiers qui demandent beaucoup d’investissement, de cogitation et de consensus ».

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Magazine Côtes d'Armor n°171

Article issu du n°
171
de Côtes d’Armor magazine

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