Portraits d'agents

Marlyse ou les mémoires d'une archiviste

Publié le 30 décembre 2019
Marlyse Le Cam travaille depuis 28 ans aux Archives départementales. C'est dire si elle maîtrise son métier d'archiviste fait de découvertes et de rencontres sans cesse renouvelées.
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« Pour ma part, je suis plutôt spécialisée dans les recherches administratives et historiques, mais il faut rester un bon généraliste lorsque l'on travaille aux Archives départementales ». Marlyse Le Cam, entrée aux Archives en 1991en tant que contractuelle, connaît bien ce service du Conseil départemental. Ses missions principales : présider la salle de lecture (deux à trois fois par semaine en alternance avec des collègues) et effectuer des recherches pour répondre aux demandes aussi nombreuses que diverses (décision de justice, acte administratif, notarié, plan du cadastre, ...), sachant que certains documents ne sont pas communicables, à cause de leur mauvais état matériel ou bien de leur caractère confidentiel  (protection de la vie privée).
« J'instruis et coordonne les demandes par correspondance. Elles émanent d'administrations, de notaires, de particuliers.... A chaque fois c'est un nouveau jeu de piste et cela me convient parfaitement car je suis curieuse par nature. C'est un travail qui demande de l'ordre, de la méthode et le sens du service public ». Et si les recherches d'ordre généalogique, très nombreuses il y a encore quelques années, ont tendance à fortement baisser, cela s'explique par la numérisation des actes d'état civil jusqu'en 1905, consultables sur le site internet des Archives départementales (archives.cotesdarmor.fr). La base Généarmor, alimentée par le Centre généalogique des Côtes-d'Armor, facilite les recherches dans ces millions d'actes.

« J'apprends tous les jours »

Quand des personnes se rendent aux Archives, les archivistes les orientent et conseillent dans leurs recherches. « J'ai vu des gens pleurer d'émotion en retrouvant la trace de leurs aïeux, confie Marlyse. Je découvre également lors de mes recherches des documents étonnants, par exemple des photographies anciennes, ce cahier d'écolier où l'élève a dessiné des poilus de 1914, ou encore ce manuel scolaire d'exercices physiques illustré... c'est un métier passionnant dans lequel je m'épanouis pleinement ».
Lorsqu'elle préside la salle de lecture, Marlyse doit faire respecter un règlement strict. Les lecteurs n'ont pas le droit d'avoir un stylo, une paire de ciseaux ou un coupe-papier, et ne peuvent se faire communiquer les documents demandés qu'un par un pour ne pas les déclasser. « Nous veillons également à ce que les documents soient manipulés avec grande précaution ». Le public de la salle de lecture est essentiellement composé d'historiens amateurs, d'étudiants, de généalogistes professionnels venus pour des successions, et de particuliers qui viennent le plus souvent effectuer des recherches généalogiques ou sur l'histoire de leur propriété. Quant à Marlyse, arrivée un peu par hasard dans le monde des archives, elle ne regrette rien, bien au contraire : « J'apprends tous les jours, je m'informe sur l'histoire des Côtes-d'Armor, et puis c'est un travail d'équipe, avec beaucoup de relationnel ».  

Les Archives s'agrandissent

Les Archives départementales sont en travaux. Un projet d'agrandissement rendu nécessaire pour augmenter les espaces d'archivage (22km de linéaires aujourd'hui, 33 km après travaux). Une extension qui permettra également de mieux accueillir le public et les scolaires, avec une nouvelle salle de lecture, un nouvel espace d'expositions et une salle de conférences de cent places. Coût de l'opération : 7,6 M€ pour une livraison prévue fin 2021.Archives
mag 173

Article issu du n°
173
de Côtes d’Armor magazine

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